Le Red Star chute à Saint-Brieuc (0-1)

Le Red Star chute à Saint-Brieuc (0-1)

Pour son premier match d’après confinement 2.0 et devant des tribunes vides, le Red Star rentre bredouille de Bretagne malgré une très nette domination.

Un match à sens unique, voilà comment on pourrait résumer la performance du Red Star à Saint-Brieuc. Seulement, les Audoniens viennent de concéder leur quatrième défaite de la saison, 1-0, sur un contre éclair mené par Zana Allée et conclut par le capitaine et latéral droit briochin, James Le Marer (1-0, 28′). La seule occasion briochine du match.

Les hommes de Vincent Bordot n’ont pas été vernis. Gomel, très remuant en première période, est tombé sur un Cheikh N’Diaye, doublure habituel de Pattier, encore très fringant du haut de ses 35 ans. A quatre reprises en première période (7′, 19′, 24′ et 25′), le portier Sénégalais remportait son duel face au milieu offensif audonien. Et quand ce n’était pas le gardien adverse, c’était l’homme en noir. L’arbitre refusait d’abord une frappe de Gomel que N’Diaye arrêtait sur la ligne puis un second but pour un hors jeu de position sur une touche jouée rapidement. Ce qui déclenchait la colère du staff et joueurs audoniens pendant le match et de Vincent Bordot, en conférence d’après match.Le Red Star regrettera de ne pas avoir concrétisé ses 60% de possession à la mi-temps puisque la seconde sera moins en leur faveur.

Les Briochins resserrèrent leurs lignes défensives et Gomel et Durand, sur les côtés, avaient moins de liberté pour créer le danger devant le but. Mais les affaires franciliennes se corsaient quand Baye Ndoye voyait rouge pour un mauvais geste au visage de Le Marer (69′). Pourtant réduits à 10, les Audoniens ne baissaient pas le rythme et continuaient d’appuyer pour faire sauter le verrou briochin. Vincent Bordot sortait même sa carte spéciale, Cheikh Ndoye, qui disputait ses premières minutes avec son nouveau club. Entré en pointe, l’ancien joueur d’Angers n’était pas loin d’égaliser sur un corner dévié au premier poteau sorti par N’Diaye (82′). La dernière occasion était pour Bizet, mais sa tête était sortie à nouveau par N’Diaye (93′), décidément infranchissable ce vendredi soir au Stade Fred-Aubert.

Des Audoniens fringants mais pas assez réalistes

La principale interrogation pour Vincent Bordot était de savoir si son équipe allait tenir le rythme après 24 jours sans jouer en raison des reports de matches pour Covid-19 (9 cas positifs dans l’effectif). La réponse est oui. Elle a même donné l’impression de ne jamais avoir coupé, dixit le coach après le match. Dominatrice et séduisante, grâce à Roye, en sentinelle qui distribuait le jeu sur ses ailiers, Gomel et Durand, très incisifs en première période, il n’a manqué que l’efficacité devant le but. Et même réduits à 10, les Audoniens avaient encore les jambes pour faire trembler les supporters briochins devant leur écran, huis clos oblige.

La bonne dynamique – trois victoires et un nul – n’a pas résisté à la coupure, si ce n’est dans le jeu. Et ce sera un bon point d’appui pour Vincent Bordot et ses hommes afin de rebondir au plus vite, dès mardi, contre Bourg-Peronnas. Parce que oui, avec six matches en trois semaines, le Red Star va vivre à un rythme européen en se déplaçant aux quatre coins de la France. Pendant cette période, engranger le maximum de points pour recoller au wagon de tête sera une bonne idée. Une période sûrement à gérer sans son gardien titulaire, Paul Charruau, sorti au bout de 12 minutes de jeu et qui souffrirait d’une entorse à l’épaule.

« A 12 contre 11, c’est plus dur »

La réaction du coach audonien, Vincent Bordot, en conférence de presse d’après-match : « Ce ne sont pas des regrets… A 12 contre 11, c’est plus dur déjà. En première mi-temps, on doit en mettre au moins trois. On a deux buts refusés, je ne sais pas où il (l’arbitre) a vu ça, deux arrêts du gardien très importants et une maladresse de mon joueur (Gomel) à 7 mètres du but sans gardien. En deuxième mi-temps, on perd le fil même si je pense qu’on avait encore la place pour marquer. J’en parle rarement sur des trucs comme ça mais l’arbitrage c’est très limite. L’arbitre joue un rôle important dans le match, il n’a pas à le faire. Quand on a des arbitres qui se prennent pour des cadors parce qu’ils ont juste un sifflet et une tenue différente des deux équipes, c’est grave. Faut pas qu’ils s’étonnent qu’un jour cela soit limite. L’énervement ne vient pas comme ça, même si on doit être maître de notre tempérament sur certaines phases. Il a fait énerver les deux équipes. On peut être énervé par le résultat même si je pense qu’on a réalisé de bonnes choses. Mais il faut qu’on rebondisse pour repartir sur une série. Mais c’est dur à encaisser. Ils ont une frappe en première mi-temps quand on en a six ou sept. C’est le lot des équipes qui montent, qui mettent de l’énergie et ont un peu de baraka. Ca ne durera pas longtemps comme ça pour eux. On savait que le manque de temps nous ferait défaut sur certaines périodes du match où on aurait moins de gaz. Je leur avait dit de reprendre le fil du match mentalement. Mais je pense qu’on, avait le gaz d’une équipe qui avait joué le week-end d’avant. On a mis beaucoup d’intensité, de jeu, de course sur la première période.»

Article de Dylan le Mée

FootFrancilien

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